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 Les russes en Haute-Marne en 1917

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rusmaster
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Date d'inscription : 11/08/2006

MessageSujet: Les russes en Haute-Marne en 1917   Dim 22 Déc - 10:49

Si le massacre de la Courtine évoque quelque chose à tous ceux qui s’intéressent à la première guerre mondiale, bien peu savent quel fut le parcours de ces soldats russes avant leur arrivée dans la Creuse : Ils furent pour la plupart cantonnés en Haute-Marne, loin des lignes de front. Les instituteurs des villages concernés ont consigné leurs souvenirs de cette brève période.

En avril 1917 quatre régiments de volontaires russes, qui combattent depuis un an aux côtés des troupes françaises, sont rattachés à la 5e armée française du général Mazel afin de participer à l’offensive Nivelle.

Le 16 avril, les Russes attaquent les positions allemandes au nord-ouest de Reims. En deux jours, ils prennent les ruines de Courcy, la cote 108, le Mont Spin, Sapigneul, capturant un millier de prisonniers et résistant aux contre-attaques. Le 20 avril, ils sont relevés par des unités françaises, après avoir perdu 70 officiers et 4 472 hommes tués, blessés ou disparus. Pour ces faits d’armes, les 1re et 3e brigades sont citées à l’ordre de l’armée.

Mais les lourdes tensions qui ébranlent les troupes françaises [1] n’épargnent pas le corps russe dont les soldats ont profondément ressenti les événements de Russie, prémices de la révolution d’octobre (le 15 mars le tsar a abdiqué, et le 13 avril les militaires ont prêté serment à un gouvernement provisoire).

Après les attaques du front de Reims, les survivants sont évacués puis regroupés au camp de Neufchâteau où ils se scindent entre communistes et loyalistes partisans du gouvernement Kerensky.



Ces Russes, au nombre de 20 000 étaient arrivés en France après le bain de sang de Verdun. Ils avaient débarqué à Marseille [2], Brest et La Rochelle, et les Parisiens leur avaient fait un triomphe le 14 juillet 1916 sur les Champs-Élysées. L’immense réservoir humain de la Russie tsariste venait au secours d’une France exsangue en échange de matériel de guerre et de munitions.

La 1re brigade était formée des 1er et 2e régiments (ouvriers moscovites et paysans de la région de Samara), la 3e brigade des 3e et 6e régiments (formés à Ekaterinenbourg et à Tchéliabinsk). Après une période de formation, les troupes furent envoyées sur le front de Champagne où elles subirent de très lourdes pertes, notamment en raison de leur sous-équipement en masques à gaz.

Les premiers mouvements de cassure entre les officiers et la troupe apparurent à la mi-mars 1917, après l’abdication du tsar Nicolas II, et la nomination de Kerenski comme premier ministre russe. Même si les russes du front français l’apprennent difficilement, car quand ils questionnent on leur répond que tout va pour le mieux dans la Sainte Russie, et que ce sont des journalistes à court de nouvelles qui ont inventé la révolution pour remplir leurs journaux. La vérité voit tout de même le jour, bouleversant les esprits et faisant éclore les rêves.

Les ouvriers de Moscou, gagnés aux idées bolcheviques, veulent aller prendre part à la Révolution dans leur pays. Les paysans, avertis des premières mesures de partage des terres exigent leurs droits : « On distribue les terres, nous arriverons trop tard pour obtenir notre part légale ! ». Les soldats du 1er régiment de la 1re brigade s’agitent sérieusement. Ils prennent contact avec les autres unités et se réunissent la nuit dans les caves d’une verrerie abandonnée, et décident de demander leur rapatriement. « Le colonel Netchvolodov, mis au courant de la décision de ses hommes, s’évanouit de stupeur » [3].

C’est dans ce moment de doute, et « pour les calmer », que le général Palitzine met ses troupes au service des offensives décidées par l’état-major français. Les pertes furent énormes. En trois jours, plus de cinq mille soldats russes sur environ dix-neuf mille sont tués ou blessés au combat. Certains officiers auraient été tués par leurs hommes. Cette leçon, toute militaire, n’a porté aucun fruit. Les russes réclament plus énergiquement encore leur rapatriement. Un groupe, évalué à dix mille soldats, décide alors de former des Soviets. Un homme prend leur tête, Baltaïs, et il est décidé, pour la première fois au monde, de célébrer le 1er mai russe (13 mai de notre calendrier) en faisant la grève au front ! On déploie des drapeaux rouges sur lesquels était marqué Liberté en français, on chante les hymnes révolutionnaires. Les représentants du soviet sillonnent la région, un fanion rouge et noir accroché à la portière de la voiture de l’état-major du général Palitzine qui a été réquisitionnée.

Les troupes françaises du secteur observent la mutinerie sans s’y joindre. Le Haut Commandement, conscient des risques de contagion, avait préconisé le retrait des troupes russes du front dès le...>>>>suite de l'article  <<<< ...sur le site : http://www.histoire-genealogie.com/

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